L a révolution numérique est sans aucun doute l’un des changements de paradigmes majeurs des dernières années. Dans les services financiers en particulier, la Fintech redéfinit les modes de production et d’utilisation, et refaçonne sans cesse les paysages financiers nationaux et internationaux.
A travers des solutions innovantes, l’industrie de la Fintech aide à repenser les systèmes financiers pour les rendre plus agiles, plus résilients et mieux adaptés aux besoins en constante évolution de la société et de l’économie. Au final, elle contribue à l’amélioration de la productivité et à l’accélération du développement économique et social.
Dans notre pays, les initiatives pour le développement des fintechs se sont multipliées ces dernières années et le besoin de créer des synergies entre elles et de fédérer les efforts se fait de plus en plus sentir. C’est dans ce sens que Bank Al-Maghrib a institué, avec d’autres parties prenantes publiques et privées, le Morocco Fintech Center (MFC). Cette initiative traduit une volonté commune des autorités, régulateurs et autres organismes publics et privés, de favoriser le développement et l’utilisation des technologies de la finance et d’améliorer leur accessibilité et leur utilisation.
Erigé en association à but non lucratif, le MFC se veut un « Guichet Commun » pour les Fintechs facilitant leurs interactions avec les instances de régulation. Il est conçu comme un espace d’échange, d’expérimentation, d’appui et de collaboration où startups, institutions financières, investisseurs, incubateurs et régulateurs œuvrent ensemble pour favoriser l’émergence des solutions financières de demain.
La mission assignée au MFC est d’accompagner le processus en cours de digitalisation des services financiers en créant un environnement propice au développement des startups et fintechs.
Je reste convaincu que, grâce à l’expertise collective et la conjugaison des efforts de ses membres, le MFC saura apporter les solutions adéquates aux difficultés entravant l’émergence de l’industrie des Fintechs au Maroc.
Abdellatif Jouahri